En effet, le Coeur et l’âme flânent encore, emplis de tant de richesses et de si nombreux enseignements, à Sainte Catherine, au Mont Sinaï, dans le désert époustouflant de cette région, au bord de la mer Rouge, (judicieuse transition, avant le retour en Europe !). Ce séjour n’a pas fini d’égrener ses mélodies, de libérer ses perles, de révéler ses trésors.
Quelle découverte ! Je remercie la belle organisation précautionneuse de L’Ami du Vent ! Une harmonieuse « prise en charge », un « sur mesure » savamment orchestré, si rassurant. En ce qui me concerne : la confiance en vous Audrey, en Cindy, que nous avons eu la joie de rencontrer à Sainte Catherine fut totale.
La bonté, l'attention délicate, la finesse subtile des Bédouins, leur hospitalité généreuse, vibrent en chacune de mes cellules. Les emplacements de nos diverses « chambres à coucher » ont été soigneusement choisis, les repas furent savoureux et abondants. Je me suis sentie choyée en des temps de partages souvent silencieux, mais éloquents.
J’y suis ouverte : la vie est constamment « miracle » ; le Sinaï l’a confirmé, tout y fut « miracle » : les couchers de soleil, les aubes cuivrées, la lune s’arrondissant chaque nuit un peu plus, le chant des étoiles, le silence aérien mais palpable, les décors variés, toujours nouveaux et les enchantements surpris qu’ils suscitent, les odeurs, les traces, indices de si nombreuses présences invisibles, le silence des oiseaux, rayé par le conciliabule des oies bernaches en escadrille déterminée vers un climat plus nordique, la puissante énergie de cette terre brassée, pétrie, malaxée, façonnée, brutalisée, et tout le mystère qu’elle recèle….
J’ai approché une région dont j’ignorais tout : ce petit « bout » d’Égypte m’a conquise. J’y ai rencontré des femmes, des hommes chaleureux et cordiaux, dans un environnement et un rythme oriental souple et ralenti (par rapport à la Suisse !), bien que la ponctualité ait toujours été de mise. Les voyages de l’aller et du retour furent « huilés ».
À moi, maintenant d’entretenir la délectation de toutes ces impressions, de continuer de m’en gorger, de me nourrir de tout ce qu’elles libèrent de subtil enseignement.
C’est certain, chère Audrey, j’ai déjà parlé et je continuerai de parler de L’Ami du Vent, avec enthousiasme. Je vous remercie mille fois de tout
Février 2026