Les joyaux de Mauritanie

Une randonnée chamelière en Mauritanie, c’est aller à la rencontres des joyaux de Mauritanie

A l’est de la Mauritanie, où se déroulent les randonnées en Mauritanie, l’Adrar (pays de la pierre) est un véritable désert de pierres sombres et nues, ponctué de fleuves de sable d’or et ourlé de vertes palmeraies d’où jaillissent des antiques cités saintes.

L’Adrar (pays de la pierre) abonde en perles rares, véritables joyaux de Mauritanie, que nous approchons délicatement en randonnée chamelière : Chinguetti, la cité sainte, âme du peuple mauritanien, se dresse comme un défi au vent, au sable ; Ouadane, dernière oasis de l’Adrar, barre l’horizon comme une citadelle interdisant l’accès au pays de nulle part. La ville ancienne dresse ses orgueilleuses murailles dans une subtile lumière jouant sur les touches des orgues de pierre ; l’erg Ouarane, comme un rêve de sable et d’infini ; Neyana, la dune qui chante, nous livrera peut-être les secrets de ses immensités, Zarga le mont bicolore, Gatara la grotte secrète, hautes dunes ponctuées d’acacias de l’erg Malichigdane, soyeux et enveloppant… plateaux de grès creusés d’oueds et de profonds canyons, oasis et sublimes massifs dunaires blancs, blonds, ocres.

Occupée aux deux-tiers par le désert, la Mauritanie est l’un des pays sahariens le moins peuplé. Pour autant, en randonnée chamelière nous croisons souvent des nomades et des oasiens ! Le peuple mauritanien est curieux de tout et très ouvert au partage et aux rencontres.

Les randonnées en Mauritanie sont un enchantement pour les yeux, le cœur et l’âme, une découverte du peuple mauritanien et des joyaux de Mauritanie.

Plus au Sud encore, accompagnés de nos hôtes maures et des chameaux, nous cheminons en randonnée chamelière vers l’erg Amatlich et la vallée blanche, joyaux de Mauritanie qui déroulent fièrement leurs dunes somptueuses jusqu’à l’océan atlantique qui borde l’ouest de la Mauritanie. Sur cette côte, insolite rencontre du désert et de la mer au parc national du Banc d’Arguin, joyau de Mauritanie classé au patrimoine mondial de l’Unesco : dédale de petites îles et de bancs de sable, réserve ornithologique d’exception où des millions d’oiseaux migrent en hiver, et domaine des Imraghens, nomades aux pratiques de pêche ancestrale.

Les récits de Saint Exupéry, Odette du Puigaudeau et Marion Sénones, Théodore Monod, Jean Mermoz… ont rendu un vibrant hommage à la grandiose beauté de la Mauritanie, terre vierge et mystérieuse. Eux-mêmes ont parcouru ce territoire lors de randonnées en Mauritanie et évoque dans leurs récits leur amour pour cette terre et ce peuple mauritanien.

L’histoire d’Odette du Puigaudeau (1894-1991), ethnologue, et Marion Sénones (1886- 1977), illustratrice, est singulière.

Odette, issue d’une famille bourgeoise, a d’abord été dessinatrice, styliste, journaliste, puis reporter. En Bretagne elle fut aide-matelot et participa à des campagnes de pêches. Elle candidata pour une expédition au Groenland mais le commandant Charcot, qui n’acceptait pas les femmes à bord, refusa.

A Paris en 1931, une voyante lui prédit qu’elle fera la rencontre de son âme sœur par le biais d’un magazine. Spontanément, Odette acheta le magazine Ève (premier « quotidien illustré de la femme »), puis se rendit au siège du magazine : elle fut accueillie par Marion Sénones, peintre et dessinatrice, qui deviendra sa compagne de toujours.

En novembre 1933, elles décidèrent de partir à bord d’un dundée (un bateau de pêche) et débarquèrent à Nouadhibou (Nord de la côte Ouest de Mauritanie). C’est alors que commença leur périple de 4500 km à travers la Mauritanie (dont 2500 km à dos de chameau), jusqu’en octobre 1934. C’est de ce cheminement en terre maure que naîtront les livres Pieds nus à travers la Mauritanie, écrit par Odette du Puigaudeau et illustré par Marion Sénones, publié en 1936 qui reçut entre autres le grand prix de l’Académie Française et La grande foire aux dattes publié en 1937.

Les deux femmes repartirent en Mauritanie de décembre 1936 et janvier 1938 : leurs récits de cette deuxième expédition en Mauritanie sont relatés dans La Route de l’OuestTagant et Le Sel du Désert